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Accueil > Recherche scientifique et valorisation > 20120209.Arnaud Brayard et Bertrand Kibler, lauréats 2012 de la médaille de bronze du CNRS Imprimer Suivez nous sur Facebook Suivez nous sur Twitter Suivez nous sur Viadeo

Yaël Grosjean Arnaud Brayard et Bertrand Kibler lauréats 2012 de la médaille de bronze du CNRS

Les 3 médaillés de bronze du CNRS - Avril 2012 - Université de Bourgogne
Les 3 médaillés de bronze du CNRS - Avril 2012 - Université de Bourgogne

Yaël Grosjean est chargé de recherche CNRS au Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation. Arnaud Brayard est chargé de recherche CNRS au sein du laboratoire Biogéosciences, Equipe BioME.Bertrand Kibler, chargé de Recherche CNRS, travaille au sein du Laboratoire Interdisciplinaire Carnot de Bourgogne.Tous les trois ont reçu la Médaille de bronze du CNRS. Cette médaille récompense le premier travail d’un chercheur, qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. Elle représente un encouragement à poursuivre des recherches déjà fécondes.

Yaël Grosjean

Depuis son recrutement au Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation (UMR 6265 CNRS) à Dijon, Yaël Grosjean cherche à révéler les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le goût et l’odorat. Pour cela, il utilise un modèle animal qui a déjà fait ses preuves : la mouche du vinaigre (Drosophila Melanogaster). Récemment, il a pu montrer qu’une odeur de fruit perçue comme une odeur de miel par les humains stimulait la parade amoureuse des drosophiles mâles. Publiés dans la très prestigieuse revue Nature, ces travaux ont également permis de mettre en évidence le récepteur moléculaire olfactif et le trajet de l’information nerveuse depuis l’antenne jusqu’au cerveau de la mouche.

Ces résultats révèlent que la drosophile n’utilise pas seulement des phéromones d’autres mouches dans le but ultime de se reproduire, mais également l’odeur de fruits en décomposition qui serviront à la fois de site pour pondre et se nourrir. Ainsi ces travaux originaux montrent le mécanisme moléculaire et cellulaire qui sert à coupler la reproduction et la ponte chez l’insecte. Yaël Grosjean continue à percer les secrets de l’intégration des signaux olfactifs et gustatifs dans le cerveau de la mouche qui est relativement simple dans le but de mieux comprendre ce qui se passe chez les organismes au cerveau plus complexe.

Arnaud Brayard

Arnaud Brayard est un paléontologue qui développe des recherches sur les ammonites du Trias, au moment de la plus grande extinction de masse connue au cours des temps géologiques (la crise Permien/Trias datée d’environ 250 millions d’années). Dans ce contexte, et au-delà de l’analyse des faunes d’ammonites, il travaille en collaboration étroite avec des spécialistes de géologie sédimentaire, de géochimie et de biostratigraphie. Son approche se base avant tout sur des données collectées sur le terrain et se poursuit dans une démarche intégrée pour aboutir à des études macroécologiques. Cette approche pluridisciplinaire permet d’appréhender cette extinction et la phase de rediversification qui suivit en termes d’évènements paléontologiques et paléoenvironnementaux.

Bertrand Kibler

Depuis son arrivée à Dijon, Bertrand KIBLER poursuit une activité de recherche sur les systèmes optiques appliqués aux télécommunications et à la bio-photonique ainsi qu’un programme de recherche fondamentale sur les ondes scélérates et évènements extrêmes en optique. Ce dernier axe de recherche, en pleine effervescence aujourd’hui, vise à faire progresser la compréhension des phénomènes extrêmes dans les systèmes optiques et autres domaines scientifiques. Ses travaux théoriques et expérimentaux remarquables ont ainsi mis en évidence, pour la première fois, l’observation d’une structure d’onde (le soliton de Peregrine) prédite en 1983 par le mathématicien Howell Peregrine et considérée comme une explication sérieuse des vagues scélérates océaniques. Les vagues scélérates sont des vagues soudaines qui peuvent atteindre des hauteurs de plus de 30 mètres, elles sont à l’origine de grandes catastrophes maritimes. Cependant leur rareté empêche toute analyse en milieu naturel. Publiés dans la revue Nature Physics, ses résultats de premier plan sur ces ondes de caractère très général, ont été repris dans le domaine de l’hydrodynamique, en physique des plasmas ou bien encore dans le domaine de l’économie. Ses travaux ont été récemment sélectionnés en 2011 comme l’un des 30 faits marquants de l’année dans le domaine de l’optique au niveau mondial.

A venir

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