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Accueil > Sport > Charles Rozoy : ambassadeur sportif de l’uB Imprimer Suivez nous sur Facebook Suivez nous sur Twitter Suivez nous sur Viadeo

Entretien avec Charles Rozoy, Ambassadeur sportif de l’uB

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Charles Rozoy est étudiant en master 1 de STAPS, nageur de haut niveau, champion du monde Handisport et Ambassadeur sportif de l’uB. Un jeune homme plein de courage, de détermination, qui ne cache pas son ambition première : les J.O. de Londres en 2012.




En quoi consiste votre rôle d’ambassadeur de natation handisport auprès des jeunes et des sportifs valides ? Et d’ambassadeur sportif de l’UB ? Je prends ce statut comme quelqu’un qui connaît bien le sport et qui doit sensibiliser les jeunes. Etre ambassadeur me permet de faire cohabiter sport valide et handisport. La couverture médiatique dont je fais l’objet permet également d’affirmer le lien entre ces deux mondes. Sur le campus, je souhaite montrer ma « trivalence ». En plus de mon entraînement de haut niveau, je suis étudiant et salarié. Je veux montrer qu’il y a tout de même des limites à cet emploi du temps bien rempli. Les étudiants dans mon cas ont donc besoin d’aides et d’un aménagement spécifique.

Vous êtes le 1er étudiant inscrit au centre sportif universitaire de haut niveau inauguré à la rentrée prochaine, que pensez-vous de cette initiative ?
Cela me tient très à coeur et j’en suis très fier. C’est magnifique, ce projet s’est construit rapidement. Evidemment, c’est un développement exponentiel. Tout dépend des moyens mis en oeuvre. Il sera important de ne pas omettre l’écoute afin de satisfaire les besoins des étudiants.

Comment s’organise votre année 2010-2011 ?
Ma rentrée est beaucoup plus « structurée » qu’auparavant. Avec la sollicitation des médias et ma « trivalence », j’ai besoin d’organiser au mieux mon emploi du temps, mon but étant d’avoir mon Master 1 l’année prochaine tout en gagnant les championnats.

Pensez-vous être un modèle pour les étudiants valides comme invalides ?
Qui dit modèle dit être exceptionnel. Or je n’en suis pas encore là ! Je veux avant tout rester moi-même. Mais je prends beaucoup de plaisir à être une source de motivation pour les autres. Si c’est cela être un modèle alors je ferais tout pour le devenir. Mais j’ai encore des choses à prouver.

Pensez-vous qu’on parle assez de Handisport ? Et sur le campus dijonnais ?
A l’université, on commence à en parler, surtout grâce à mes victoires. Je bénéficie d’une bonne couverture médiatique au niveau régional, et encore plus sur le campus avec mon rôle d’ambassadeur sportif. Aux niveaux national et international, les sportifs handisport sont malheureusement des oubliés. On en parle un peu à la télé lors des Jeux Paralympiques grâce à France Télévision, mais jamais sur des chaînes privées ou dans la presse. Je n’ai jamais vu d’article sur les Handisport dans l’Equipe…

Quels sont vos objectifs en tant que sportif ? Avez-vous déjà les yeux rivés sur les J.O de Londres en 2012 ?
J’ai deux principaux objectifs : être le meilleur sportif du monde en offrant notamment la plus belle performance possible aux J.O de 2012. Ensuite, faire bouger ce milieu et faire en sorte qu’il évolue, que les mentalités changent enfin. Je me donne à fond dans ces deux missions. Les J.O sont forcément l’objectif de tout sportif dans une vie. Mon entraîneur, Sylvain Fréville, me guide dans ce but.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants handicapés ?
Ce sont des conseils aussi valables pour les personnes valides. D’abord, avoir de la volonté, vouloir y arriver plus que tout. Après il y a le travail, sans oublier la récupération et l’hygiène de vie, très importantes. Enfin, la passion, car il ne faut pas oublier que gagner des compétitions doit être avant tout un plaisir.

Avez-vous l’espoir de devenir exclusivement un athlète de haut niveau ?
Etre sportif de haut niveau ne veut pas dire ne rien faire d’autre. Il ne faut pas s’enfermer dans cette seule activité. Il est essentiel de faire autre chose. Et les études sont, d’une certaine façon, une échappatoire indispensable. C’est comme en escalade, il faut plusieurs prises. On ne peut rester accroché que d’une seule main. Pour moi, le savoir, mes études, sont un pilier fondamental. Un sportif, qui plus est ambassadeur, doit aussi se montrer sérieux et crédible.

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