« Un rêve d’enfant »
Entretien avec Gérôme Mora qui réalise, actuellement, une thèse en psychologie sur la mémoire de travail. Gérôme Mora cherche à comprendre comment l’on retient des mots en mémoire à court terme. Il travaille au laboratoire d’Etude de l’Apprentissage et du Développement.
Propos recueillis par Irina Korneeva et Hélène Perdriat étudiantes en Master Pro Euromédias (uB)
Pourquoi avoir fait une thèse ? C’est un rêve d’enfant ! J’ai su dès l’âge de 12-13 ans que je voulais faire de la recherche. A la base, je voulais faire de la recherche en éthologie qui est l’étude du comportement animal. La conseillère d’orientation au collège m’a donc conseillé de faire un bac scientifique puis des études de psychologie. C’est ce que j’ai fait ! Les premières années à la fac m’ont beaucoup plu, j’ai découvert de nouvelles choses, et finalement j’ai choisi de faire de la recherche en psychologie plutôt qu’en éthologie.
Avez-vous eu l’occasion de présenter vos résultats en public ?
Je fais partie de l’Experimentarium, qui a pour but d’expliquer au grand public le travail des chercheurs de l’université. J’ai donc présenté mon travail à des enfants et des adolescents. C’est une expérience qui m’a beaucoup plu. Je vais également participer, en février, à des portes ouvertes de l’Experimentarium pour présenter mes travaux, cette fois-ci, à des adultes.
Quel est le rôle du directeur de thèse ? Ma directrice de thèse est Valérie Camos, je suis très content de travailler avec elle. C’est quelqu’un de dynamique et toujours disponible. On s’entend assez bien, ce qui me permet de travailler dans de bonnes conditions et je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde ! Elle est là pour me guider, pour que je ne parte pas dans toutes les directions. Nous faisons un point régulièrement sur l’avancement de mes recherches.
Quelles sont les joies et les déceptions qui ont marqué votre parcours de chercheur ? Des déceptions, je n’en ai pas connu et c’est peut-être dû au fait que je suis bien encadré. Ce que j’apprécie tout particulièrement, ce sont les voyages que j’ai pu faire en Angleterre, aux Etats-Unis, en Suisse, et en Pologne, afin d’assister à des conférences et rencontrer des chercheurs qui travaillent sur les mêmes thèmes que moi. C’est également le fait de travailler au sein d’une équipe de chercheurs dynamiques et sympathiques.
Comment articulez-vous votre vie de jeune chercheur avec votre vie personnelle ? A la base, je suis assez introverti. Le travail de chercheur ne m’a pas posé de problèmes au niveau de mes relations sociales. Tous les gens que je connais, et avec qui je sors, sont les gens que j’ai rencontrés dans mon laboratoire ou à l’Experimentarium. Je fais bien la différence entre le travail et ma vie personnelle, je travaille la journée dans le laboratoire mais je ne ramène pas de travail à la maison le soir.
Quels sont vos projets pour l’avenir ? Je dois soutenir ma thèse en décembre 2010. Je me concentre, donc, pour l’instant sur les dernières recherches et la rédaction. Ensuite j’aimerais partir en post-doctorat à l’étranger, si possible en Australie, au Canada, ou aux Etats-Unis et continuer ma vie de chercheur.
Gérôme Mora, 3e année de thèse
Titre de la thèse : Les mécanismes de maintien de l’information verbale en mémoire de travail
Laboratoire : Laboratoire d’Etude de l’Apprentissage et du Développement
Directeur de thèse : Valérie Camos











