Le prix Nobel de chimie 2010 récompense une spécialité de la chimie qui est représentée dynamiquement à l’uB. L’article « Vers une catalyse durable, économe d’atomes et éco-responsable : 0,0001% de métal, une dose presque homéopathique pour la synthèse pharmaceutique et agrochimique » publié dans uBSciences en 2009 par une équipe de chercheurs de l’uB, et qui relate la chimie de couplage croisé introduite en 2000 à Dijon est fortement liée à la thématique du prix Nobel de chimie 2010 ! (catalyse organométallique au palladium).
Cette récompense rejaillit sur toute la discipline, et l’Université de Bourgogne salue ainsi l’attribution du prix Nobel de Chimie 2010 à Richard F. Heck (Université du Delaware, USA), Ei-ichi Neghisi (Université Purdue, USA) et Akira Suzuki (Université d’Hokkaido, Japon) pour leurs travaux pionniers, débutés dans les années 1970, sur la catalyse de couplage croisé au palladium pour la synthèse organique.
L’utilisation de molécules « hybrides » de carbone et de métal (le catalyseur) fournit une méthode convergente rapide et propre d’assemblage d’une infinité de molécules complexes, qui sont applicables par la suite dans des domaines très divers tels que la médecine, l’agriculture ou pour la fabrication de matériaux moléculaires pour l’électronique et l’optique. Ainsi, la catalyse par les métaux a ouvert une ère importante du développement de synthèse de molécules organiques utiles à l’Humanité. Cette thématique essentielle de la chimie moderne est représentée et développée à l’Université de Bourgogne par les recherches menées à l’Institut de Chimie Moléculaire (ICMUB UMR-CNRS 5260). L’équipe du Pr. Jean-Cyrille Hierso a relaté en 2009 dans un article à la revue scientifique de l’Université uB-Sciences (uB-Sciences 2009, 4, 23-28) les enjeux et déploiements potentiels en chimie durable du couplage croisé au palladium.
Depuis 2000, c’est la troisième fois que la catalyse organométallique est distinguée par le comité Nobel, et depuis 1900 plus de dix prix Nobel de Chimie ont concerné directement ou indirectement la catalyse au sens large. Pour mémoire, le Français Yves Chauvin (Institut Français du pétrole) recevait déjà en 2005 le prix avec Richard R. Schrock (Massachusetts Institute of Technology, USA) et Robert H. Grubbs (California Institute of Technology, USA) pour leurs contributions au développement organométallique de la métathèse des alcènes.






