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Dans l’Idaho, des fossiles exceptionnels dévoilent une biodiversité inattendue

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Il y a 252 millions d’années, 9 espèces sur 10 disparaissaient définitivement lors d’un écocide majeur manifestement déclenché par d’immenses éruptions volcaniques localisées en Sibérie. Durant les 5 millions d’années qui suivirent cette extinction de masse, soit la totalité du Trias inférieur, la biosphère resta très fortement perturbée, tant sur le plan physico-chimique que biologique, avec au moins trois autres phases d’extinctions consécutives à cette crise. Cette forte instabilité environnementale est classiquement considérée comme la cause directe de la très faible biodiversité enregistrée durant tout le Trias inférieur, définissant ainsi une longue période de survie post-crise suivie d’une lente rediversification des espèces à partir du Trias moyen.

Mais l’histoire semble bien plus complexe que cela… Une équipe internationale de paléontologues, sédimentologues et géochimistes coordonnée par Arnaud Brayard (Laboratoire Biogéosciences, CNRS-Université de Bourgogne Franche-Comté, Dijon) soumet depuis plusieurs années ce scénario classique à l’épreuve des données. Ils franchissent aujourd’hui une nouvelle étape décisive en dévoilant le contenu d’un nouveau site paléontologique daté de moins de 1,5 million d’années après la crise : le gisement de Paris Canyon.

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