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Kamal Hammani : « Le 21e siècle est l’ère de la photonique »

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Le programme LED du jeudi 9 avril 2015

A destination des lycéens et des étudiants :
14h : Ateliers pratiques et rencontres avec des jeunes chercheurs,
15h : Conférence « Lumière et Cinéma » Quand la science inspire la fiction, et vice versa
16h : Ateliers pratiques et rencontres avec des jeunes chercheurs

Grand public :
18h : Inauguration de LED et ateliers
19h : Présentation du court métrage réalisé par les élèves du lycée Félix Kir de Plombières les Dijon
20h : Conférence « Lumière et Cinéma » Quand la science inspire la fiction et vice-versa
21h : Observation du ciel avec la Société Astronomique de Bourgogne (si la météo le permet)

Star-Wars-Old-Poster-500x374Le 9 avril, le 7e art est mis à l’honneur avec la conférence « Lumière et Cinéma ». Le projet LED a pour ambition d’orchestrer sur le plan régional un an d’actions et de programmation autour du thème de la Lumière. Ce projet vise à montrer le rôle central de la Lumière dans les sciences mais aussi dans les Arts et la Culture, c’est pourquoi il est estampillé « Arts et Sciences ». Kamal Hammani, maître de conférences en physique au Laboratoire Interdisciplinaire Carnot de Bourgogne (ICB), travaille sur la propagation guidée de la lumière dans des fibres optiques et nano-guides.

Vous pouvez nous rappeler les objectifs de LED et votre implication dans le projet ?

Il était naturel pour nous à l’uB de se lancer dans ce projet parce que nous sommes assez réputés en photonique et dans tous les domaines liés à l’optique et à la lumière. Pour cette conférence, nous parlerons du 7e art et nous verrons ce que nous pouvons lier à la science. De façon générale, nous intervenons également auprès des scolaires, toujours en gardant la notion d’art et parfois d’histoire.
Concernant mon implication, nous avons formé un comité pour que les personnes les plus motivées vis-à-vis du projet se fassent connaître. J’ai su très rapidement que ce serait l’année de la lumière, car je connais bien John Dudley (Université de Franche-Comté) qui a porté le projet auprès de l’UNESCO. Mon rôle est de trouver des idées, des partenaires et quand j’en ai la possibilité, de participer en tant que conférencier.

Pourquoi avoir choisi le cinéma comme sujet de cette conférence ?

En fait c’est aussi une idée de Lionel Maillot de l’Experimentarium et de la Nuit des chercheurs entre autres. C’est un sujet qui avait déjà été abordé dans un autre cadre, mais que nous avons voulu lier à la lumière. De plus, on sait que dans le cinéma et plus particulièrement dans la science-fiction, il y a des relations particulières avec la science. Avec Jean-François Desmarchelier (scénographe et réalisateurs de documentaires), nous nous interrogions sur la façon dont est perçue la science (notamment pour les lasers avec lesquels nous travaillons tous les jours) par le cinéma.

D’ailleurs selon vous, est-ce que c’est la science qui a inspiré la science-fiction ou la science-fiction qui a inspiré la science ?

C’était un peu le titre d’origine mais finalement nous parlerons principalement des fantasmes liés à la science. Il est arrivé que le cinéma s’approprie une technologie avant même qu’elle ne soit connue du grand public. D’autres fois, le cinéma peut être en avance sur les travaux des scientifiques. Par exemple dans Goldfinger (Guy Hamilton, 1964), où le laser apparaît pour la 1ere fois, seulement 4 ans après son invention et bien avant que le public n’en ai connaissance. Le laser y apparaît pour faire de la découpe de métaux alors que ça n’existait pas encore ! Il y’a d’autres exemples dont nous allons parler comme le sabre laser dans Star Wars, c’est un concept que tout le monde connaît, par contre il y a des limites scientifiques car il y a beaucoup d’erreurs physiques. Mais ce qui est intéressant dans le cadre de ce film, c’est qu’il a influencé la vision des gens sur le laser bien que ce soit une vision fausse. On peut aisément penser qu’avant les CD (années 80), le laser était plus connu via Star Wars que par ses applications réelles.

Est-ce que vous pouvez nous parler des recherches actuelles sur la lumière à l’uB et ses implications sur le futur ?

L’uB a une expertise dans la photonique. La lumière peut être guidée dans différentes structures : fibres optiques, guides photoniques ou encore des plasmoniques qui sont des guides sur lesquels on utilise des métaux. La lumière va se propager à la surface de ces métaux. Nous pouvons utiliser le métal pour guider à la fois la lumière et à la fois l’électricité. De ce fait, nous pourrions avoir plus d’informations dans une seule et même structure, c’est un de nos axes de recherches.
D’une part dans les fibres optiques, nous essayons d’augmenter les débits et de trouver des moyens de propager la lumière sur de très longues distances.
Et d’autre part, nous utilisons la lumière et la guidons dans des structures de la taille de micromètres (visibles au microscope). Le but est d’avoir des fonctions intégrées dans ces structures. Par exemple aujourd’hui les box internet reçoivent un signal qui peut venir des fibres optiques mais à l’intérieur de la box, c’est ensuite converti en électronique. L’idée est donc de remplacer les fonctions électroniques existantes par des fonctions optiques. C’est pour cela que souvent, nous parlons du 21e siècle comme celui de la photonique. A terme, le but est d’avoir toutes ces fonctions optiques intégrées et d’avoir peut-être des ordinateurs optiques… Que ce soit pour améliorer la vitesse de communication des données ou encore créer des mémoires optiques plus puissantes pour pallier les limites de l’électronique.

Pour en savoir plus :

Page Facebook du projet LED
Site web du projet LED
La lumière en arts et sciences
Le microscope et la blouse (émission de radio) : « Laser et cinéma » avec Kamal Hammani

 

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