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Le concept d’obésité saine enfin démontré expérimentalement

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Le concept d’obésité saine enfin démontré expérimentalement

L’obésité constitue aujourd’hui un problème de Santé Publique majeur et la grossophobie, néologisme visant à stigmatiser et discriminer les personnes en surpoids, se nourrit souvent des facteurs de risque, avérés ou supposés, qui sont liés à l’obésité. En France, la moitié de la population de plus de 30 ans est en surpoids. L’obésité qui se caractérise par l’accumulation de tissu adipeux touche plus de 15% de cette population.

Une équipe Inserm à l’Université de Bourgogne, dans le cadre d’un projet collaboratif avec les Laboratoires de Recherches Appliquées SPIRAL soutenu par le Fond Unique Interministériel, le LabEx LipSTIC et le pôle de compétitivité Vitagora, a récemment démontré que les complications de l’obésité ne peuvent pas être prédites de façon fiable et systématique par la mesure simple du surpoids et de la masse grasse. Chez la souris, l’obésité ne s’accompagne pas systématiquement d’anomalies métaboliques, de troubles précoces et de réduction de la durée de vie. Ainsi, en administrant une formulation d’extraits de plantes riche en polyphénols, les chercheurs ont réussi à faire disparaitre les anomalies métaboliques et à normaliser la durée moyenne de vie de souris pourtant obèses et soumises à un régime hypercalorique riche en graisses et en sucres. Ces travaux, parus dans Scientific Reports, apportent la première démonstration expérimentale de l’existence du concept d’obésité saine.

Alors que la consommation d’un régime riche en graisses et saccharose provoque une élévation de l’endotoxémie, une hyperglycémie, une hypercholestérolémie, une augmentation du stress oxydatif, une expansion du tissu adipeux et une réduction de la durée de vie des souris obèses, une supplémentation par une formulation d’extraits naturels riche en polyphenols améliore considérablement les taux de lipides plasmatiques, réduit l’accumulation adipeuse de cholestérol et prolonge la durée de vie, sans problèmes de santé chez les souris qui pourtant maintiennent à la fois un phénotype obèse et un apport calorique élevé.

Ces travaux concluent que, au-delà de la masse du tissu adipeux, ce sont l’endotoxémie, l’infiltration des cellules immunocompétentes, l’accumulation des oxystérols et l’inflammation qui déterminent le risque, notamment cardiométabolique, lié à l’obésité. Ainsi, la normalisation du statut immuno-inflammatoire du tissu adipeux, notamment par la supplémentation d’une formulation riche en polyphénols, pourrait constituer une approche aussi importante que la perte de poids dans le cadre de la prise en charge de l’obésité.

Accédez au communiqué de presse sur le site de l’INSERM

Sources :

Healthy adiposity and extended lifespan in obese mice fed a diet supplemented with  polyphenol-rich plant extract

Virginie Aires1,2,3, Jérôme Labbé1,2,3, Valérie Deckert1,2,3, Jean-Paul Pais de Barros1,2,3,4,
Romain Boidot 1,2,3,5,6, Marc Haumont7, Guillaume Maquart1,2,3, Naig Le Guern1,2,3,
David Masson1,2,3,8, Emmanuelle Prost-Camus7, Michel Prost7,9 & Laurent Lagrost1,2,3,7,9

1University of Bourgogne-Franche-Comté, F-21000, Dijon, France. 2INSERM U1231 “Lipids, Nutrition, Cancer”,F-21000, Dijon, France. 3LipSTIC LabEx, F-21000, Dijon, France. 4Lipidomic Platform, F-21000, Dijon, France.5Platform of Transfer in Cancer Biology, Centre Georges-François Leclerc, F-21000, Dijon, France. 6Departmentof Biology and Pathology of Tumours, Centre Georges-François Leclerc, F-21000, Dijon, France. 7LARA-Spiral Laboratories, F-21560, Couternon, France. 8University Hospital of Dijon (CHU), F-21000, Dijon, France. 9VITAGORA Competitiveness Cluster, F-21000, Dijon, France.

Scientific report, 2019, June, 24 : https://doi.org/10.1038/s41598-019-45600-6

Contact chercheur
Laurent Lagrost
Laboratoire UMR1231 Inserm / université de Bourgogne
Tel : 0637957353
laurent.lagrost@inserm.fr

Crédits photo ©Anne_Wilhelm

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L’obésité constitue aujourd’hui un problème de Santé Publique majeur et la grossophobie, néologisme visant à stigmatiser et discriminer les personnes en surpoids, se nourrit souvent des facteurs de risque, avérés ou supposés, qui sont liés à l’obésité. En France, la moitié de la population de plus de 30 ans est en surpoids. L’obésité qui se caractérise par l’accumulation de tissu adipeux touche plus de 15% de cette population.

Une équipe Inserm à l’Université de Bourgogne, dans le cadre d’un projet collaboratif avec les Laboratoires de Recherches Appliquées SPIRAL soutenu par le Fond Unique Interministériel, le LabEx LipSTIC et le pôle de compétitivité Vitagora, a récemment démontré que les complications de l’obésité ne peuvent pas être prédites de façon fiable et systématique par la mesure simple du surpoids et de la masse grasse. Chez la souris, l’obésité ne s’accompagne pas systématiquement d’anomalies métaboliques, de troubles précoces et de réduction de la durée de vie. Ainsi, en administrant une formulation d’extraits de plantes riche en polyphénols, les chercheurs ont réussi à faire disparaitre les anomalies métaboliques et à normaliser la durée moyenne de vie de souris pourtant obèses et soumises à un régime hypercalorique riche en graisses et en sucres. Ces travaux, parus dans Scientific Reports, apportent la première démonstration expérimentale de l’existence du concept d’obésité saine.

Alors que la consommation d'un régime riche en graisses et saccharose provoque une élévation de l’endotoxémie, une hyperglycémie, une hypercholestérolémie, une augmentation du stress oxydatif, une expansion du tissu adipeux et une réduction de la durée de vie des souris obèses, une supplémentation par une formulation d’extraits naturels riche en polyphenols améliore considérablement les taux de lipides plasmatiques, réduit l’accumulation adipeuse de cholestérol et prolonge la durée de vie, sans problèmes de santé chez les souris qui pourtant maintiennent à la fois un phénotype obèse et un apport calorique élevé.

Ces travaux concluent que, au-delà de la masse du tissu adipeux, ce sont l’endotoxémie, l’infiltration des cellules immunocompétentes, l’accumulation des oxystérols et l’inflammation qui déterminent le risque, notamment cardiométabolique, lié à l’obésité. Ainsi, la normalisation du statut immuno-inflammatoire du tissu adipeux, notamment par la supplémentation d’une formulation riche en polyphénols, pourrait constituer une approche aussi importante que la perte de poids dans le cadre de la prise en charge de l’obésité.

Accédez au communiqué de presse sur le site de l'INSERM

Sources :

Healthy adiposity and extended lifespan in obese mice fed a diet supplemented with  polyphenol-rich plant extract

Virginie Aires1,2,3, Jérôme Labbé1,2,3, Valérie Deckert1,2,3, Jean-Paul Pais de Barros1,2,3,4,
Romain Boidot 1,2,3,5,6, Marc Haumont7, Guillaume Maquart1,2,3, Naig Le Guern1,2,3,
David Masson1,2,3,8, Emmanuelle Prost-Camus7, Michel Prost7,9 & Laurent Lagrost1,2,3,7,9

1University of Bourgogne-Franche-Comté, F-21000, Dijon, France. 2INSERM U1231 “Lipids, Nutrition, Cancer”,F-21000, Dijon, France. 3LipSTIC LabEx, F-21000, Dijon, France. 4Lipidomic Platform, F-21000, Dijon, France.5Platform of Transfer in Cancer Biology, Centre Georges-François Leclerc, F-21000, Dijon, France. 6Departmentof Biology and Pathology of Tumours, Centre Georges-François Leclerc, F-21000, Dijon, France. 7LARA-Spiral Laboratories, F-21560, Couternon, France. 8University Hospital of Dijon (CHU), F-21000, Dijon, France. 9VITAGORA Competitiveness Cluster, F-21000, Dijon, France.

Scientific report, 2019, June, 24 : https://doi.org/10.1038/s41598-019-45600-6

Contact chercheur
Laurent Lagrost
Laboratoire UMR1231 Inserm / université de Bourgogne
Tel : 0637957353
laurent.lagrost@inserm.fr

Crédits photo ©Anne_Wilhelm

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