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Accident vasculaire cérébral et infarctus du myocarde : découvrez le travail de recherche du laboratoire PEC2

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En octobre 2018, une équipe du laboratoire PEC2 a publié un article dans la revue « Stroke », meilleur journal international de spécialité sur l’AVC. Leur découverte : l’AVC n’a pas uniquement des conséquences graves sur le cerveau, il peut aussi engendrer des dommages « collatéraux » sur le cœur.

Catherine Vergely est Docteur en Pharmacie, enseignante-chercheuse et directrice du laboratoire « Physiopathologie et Epidémiologie Cérébro-Cardiovasculaire » (PEC2) de l’uB. Alexandre Meloux est Doctorant et interne en Pharmacie. Ensemble avec leur équipe, ils s’intéressent aux maladies cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque…). Depuis quelques années, ils collaborent avec des neurologues (Yannick Béjot et Maurice Giroud) qui eux, travaillent sur l’AVC (Accident Vasculaire Cérébral). Ayant remarqué des interactions entre l’infarctus du myocarde et l’AVC, notamment concernant le type de patients (plus âgés, tabagiques, hypertendus, cholestérolémiques, en surpoids…), ils ont réfléchi ensemble à un projet de recherche sur les interactions entre le cœur et le cerveau au cours des infarctus cérébraux et du myocarde.

Infarctus du myocarde et AVC : deux pathologies liées

Leur point de départ était le suivant : les patients présentent parfois successivement les deux pathologies, AVC et infarctus du myocarde. On pourrait envisager qu’il y ait une incidence de l’AVC sur la survenue de pathologies cardiaques.

Pour étudier cette hypothèse, ils ont provoqué des AVC sur des rats, puis ont étudié leurs cœurs (EX VIVO dans un premier temps, pour isoler le muscle cardiaque, ne garder que sa fonction cardiaque puis IN VIVO en effectuant des échocardiographies) et se sont rendus compte que le fonctionnement du cœur était altéré par l’AVC.

Si le cœur est affecté dans sa fonction après un AVC, l’AVC diminue également l’expression de gènes impliqués dans la cardioprotection. Résultat : si l’on fait un infarctus du myocarde après un AVC, l’infarctus est plus grave car le cœur est moins protégé.

 

Schéma d’expérimentation

Vers des médicaments pour protéger le cœur ?

Ce premier résultat est crucial et la suite est encore plus essentielle. En effet, l’équipe va à présent chercher quels sont les mécanismes responsables de cette altération de la fonction du cœur. Ainsi, des médicaments pourraient être développés pour limiter les dommages sur le cœur après un AVC, et le protéger.

Cette recherche est primordiale aujourd’hui, car les AVC et les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Et, avec la population vieillissante, cela ne va pas s’arranger. Yannick Béjot a d’ailleurs parallèlement développé un réseau de télémédecine (Télé AVC) pour une meilleure prise en charge de l’AVC dans la région.

Site du laboratoire PEC2

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